Portrait d'étudiantes
Isaline Doenz, 23 ans, 2e année hepia GE
Filière Architecture
Après une maturité gymnasiale à Morges, option arts visuels, Isaline suit une classe passerelle d'architecture au CPFC de Genève, avec un stage dans un bureau d’architectes, avant d’entrer à hepia GE.
1.- Pourquoi avez-vous choisi ces études ?
« J’ai un rêve : restaurer l’ancienne ferme de ma grand-mère. »
2.- Que vous a apporté le voyage au Qatar ?
« Ce voyage est l’un des plus extraordinaires que j’ai eu l’occasion de faire, car le but ne se limitait pas à des visites touristiques. En à peine 10 jours, nous avons pu avoir un bon aperçu de divers domaines techniques ainsi que du fonctionnement de plusieurs entreprises. Nous avons aussi pu nous faire une idée sur le système social qatari, les conditions de vie des expatriés. Le Qatar m’a conquise par sa culture, ses traditions, son architecture et son organisation. J’ai été agréablement surprise par la gentillesse des personnes que j’ai pu rencontrer. Sur ce plan, Dubaï était bien différente mais c’était intéressant de découvrir cet endroit, présenté par les médias comme un exemple de développement et de réussite.
Ce voyage m’a apporté autant au plan personnel que professionnel. Un groupe de filles d'où émanent entraide, solidarité, générosité, acceptation de l’autre… Ainsi de nouvelles amitiés, inattendues, se sont créées. J’ai vécu des moments intenses en émotions et en découvertes, j’espère qu’un autre voyage de ce type se fera et pourquoi pas en Inde! »

Laura Blanchard, 23 ans, Bachelor 2011, hepia
GE
Filière Génie civil
Laura a obtenu une maturité technique en génie civil à l’EET de Genève - qui correspond aujourd'hui à un CFC avec maturité professionnelle - avant d’entrer à hepia GE, et devenir ingénieure en génie civil en 2011. Actuellement, Laura travaille comme ingénieure chez Citec Ingénieurs Conseils SA.
1.- Pourquoi avez-vous choisi ces études ?
« J’adore le challenge qui consiste à trouver une solution pour la réalisation d’un projet soumis à de multiples contraintes »
2.- Que vous a apporté le voyage au Qatar ?
« J’ai découvert un autre fonctionnement de société. Cela m’a donné envie, premièrement de m’intéresser davantage à la question de l’évolution socio-économique du monde, et deuxièmement de me poser la question suivante : pour moi, quelle serait ou comment fonctionnerait une société « idéale » ? Inévitablement, cette question en appelle une autre, comment faire pour valoriser et défendre cet idéal ? »
Mélanie Lutz, 23 ans, Bachelor 2011, hepia GE
Filière Génie civil
Mélanie a obtenu un baccalauréat français en économie sociale, puis suivi une année de cours préparatoires, du niveau de la maturité professionnelle technique. Elle entre ensuite à hepia GE en architecture, se rend compte qu’elle préfère le domaine de la construction. Elle bifurque donc en génie civil. Aujourd’hui, Mélanie est cheffe de chantier à l’entreprise Marti.
1.- Pourquoi avez-vous choisi ces études ?
« J’ai choisis mes études en fonction du métier que je voulais faire, conductrice de travaux.
En Suisse, il n’existe pas de formation propre à ce métier: il faut soit être un-e architecte, soit être un-e ingénieur-e.
Etant donné que je n’aimais pas du tout les mathématiques, il était exclu de devenir ingénieure en génie civil. Je me suis inscrite en architecture, comme on me l’a conseillé à l’école d’ingénieur-e-s de Genève, c’est plus féminin ! Mais l’architecture ne me convenait pas du tout.
A la fin de l’année, et après un stage de 3 mois en entreprise générale, j’ai dû me rendre à l’évidence : c’est le béton qui me plaisait.
J’ai choisi de devenir ingénieure en génie civil : il vaut mieux prendre le risque de se battre pendant 3 ans, quitte à refaire une année, plutôt que de ne pas faire le métier qui me fait rêver. »
2.- Que vous a apporté le voyage au Qatar ?
« Le voyage au Qatar m’a ouvert les yeux sur un mode de vie et une culture très différente de l’européenne. Je me suis rendu compte des préjugés que nous avons sur cette culture que nous ne connaissons pas ou très peu.
Au niveau professionnel, ce voyage, tout comme celui en Chine, me prouvent que le monde est rempli d’opportunités pour les ingénieur-e-s que nous sommes, quel que soit le secteur d’activité.»

Pauline Jochebein, 22 ans, 3e année hepia GE
Filière Architecture du paysage
Pauline a passé un baccalauréat français scientifique, avant de préparer un brevet de technicienne supérieure agricole, option aménagements paysagers. Puis elle est entrée à hepia GE en architecture du paysage.
1.- Pourquoi avez-vous choisi ces études ?
« Depuis, l’âge de 10 ans, le besoin de création par le dessin et la matérialisation au travers des plantes et autres expressions de la nature, m’ont conduit au métier de l’architecture du paysage. Combinant art et technique, ce métier de communication et d’expression sensible est, jusqu’à aujourd’hui, une passion qui ne cesse de se développer au fil de mes études. »
2.- Que vous a apporté le voyage au Qatar ?
« Partant d’une simple envie de voyager et d’une curiosité envers ce pays émergent, la découverte du monde arabe et de sa culture m’a permis de rompre avec mes préjugés en inversant le regard occidental que je portais.
J’ai pu prendre conscience qu’à travers le monde, nous sommes pareils, avec les mêmes besoins et les mêmes envies ; et que le Qatar, composé de 80% d’étrangers, semble réussir une cohabitation agréable à vivre au quotidien.
En termes d’architecture du paysage, la découverte de nouveaux modèles, d’autres pratiques, m’ont permis de comprendre comment une société en développement et en pleine mutation de ses infrastructures s’approprie son territoire. En tant que future architecte paysagiste, l’observation sur le terrain m’a poussée à avoir un regard critique et personnel, ce qui sera utile pour l’avenir.

Rachelle Devaux, 22 ans, 2e année hepia GE
Filière Architecture
Rachelle a obtenu un baccalauréat scientifique, puis suivi 10 mois de stages dans 4 différents bureaux d’architecture avant de rallier hepia GE.
1.- Pourquoi avez-vous choisi ces études ?
« L’envie de faire des études d’architecture m’est venue à l’âge de 12 ans, d’abord parce que j’ai découvert l’ambiance des chantiers en accompagnant ma mère, assistante de promotion, en réunions de chantiers. Ensuite, grâce à des stages dans un bureau d’architecture, j’ai pris connaissance du travail et du quotidien d’un architecte. De nombreux aspects de ce métier m’intéressent tel que l’esprit d’équipe, l’innovation dans le domaine de la construction, le challenge des concours… »
2.- Que vous a apporté le voyage au Qatar ?
« D’abord, j’ai décidé de participer à ce voyage en pensant qu’il serait enrichissant pour mes études, mais j’avais négligé l’apport personnel. Au niveau professionnel, je retiens surtout Lusail. Il est incroyable de penser qu’une ville imaginée, pensée de A à Z est en train de sortir du désert! Il est difficile d’imaginer ce projet en Europe, où en règle générale, les grands projets ne concernent que des quartiers.
Sur le plan personnel, j’ai découvert une culture d’un pays où les codes de société sont complètement différents. Je pense avoir gagné en ouverture d’esprit, particulièrement après la rencontre avec les étudiantes qataries, en discutant de leur mode de vie.
Il ne faut pas oublier l’importance de vivre, pendant 12 jours, avec 19 autres personnes, pour la plupart inconnues au départ. On a réussi une cohabitation qui n’était pas évidente par les différences de caractères et d’habitudes.
En résumé, je retiens de ce voyage des fabuleuses rencontres, des instants hors du temps (le désert), une envie encore plus grande de voyager, de parcourir le monde et pourquoi pas d’étudier ou de travailler à l’étranger. »
Sarah Ganty, 19 ans, 2e année hepia GE
Filière Architecture
A la fin du cycle d'orientation, Sarah est directement allée au Centre de Formation Professionnelle en Construction (CFPC) où elle a obtenu un CFC en dessinatrice en bâtiment, avec une maturité professionnelle technique, après une formation accélérée en trois ans. Elle a enchaîné ensuite hepia GE.
1.- Pourquoi avez-vous choisi ces études ?
« L’architecture m’intéresse par ses multiples facettes: la collaboration avec divers corps de métier, la réalisation d’un projet à partir d’une idée puis sa conception. En plus, j’aime travailler dans un domaine qui offre plusieurs activités entre bureau et chantier. »
2.- Que vous a apporté le voyage au Qatar ?
« Ce voyage m’a apporté, non seulement des connaissances techniques, mais aussi culturelles. J’ai découvert la culture d’un des pays du golfe, le Qatar, différente de la culture occidentale, et j’ai pu me faire ma propre opinion.
Le Qatar est en plein développement, il dispose de moyens colossaux pour réaliser des projets uniques, démesurés, innovants, et pour faire venir des compétences et des savoir-faire étrangers. Cette mixité multiculturelle crée une dynamique de travail enrichissante. L’ouverture du Qatar sur le monde offre à des entreprises mondiales, comme certaines compagnies suisses, de s’installer et ainsi d’acquérir de nouveaux marchés.
Personnellement, ce voyage m’a fait découvrir et apprécier un autre mode de vie. »

Valérie Stauffer, 23 ans, 1e année heig-vd Yverdon-les-Bains
Filière Ingénierie des médias
Valérie a obtenu une maturité gymnasiale, option espagnol et psychologie. Elle suit ensuite l’Année préparatoire Future ingénieure, organisée à la heig-vd pour permettre aux jeunes filles de découvrir les filières techniques de la HES-SO et enchaîne à la heig-vd.
1.- Pourquoi avez-vous choisi ces études ?
« En dernière année d’école obligatoire, les orienteuses nous ont distribué un formulaire pour le gymnase, sans vraiment présenter les autres possibilités qui s’offraient à nous. Après, j’ai regretté de ne pas avoir fait un apprentissage. Au début, je pensais devenir institutrice d'école primaire, donc poursuivre mes études à la HEP de Fribourg. Mais au fil du temps, je me remettais en question, et c’est ainsi que j’ai suivi les journées d’information proposées par diverses universités et écoles, pour connaître les différentes filières. Parmi ces journées se trouvaient les stages Win’s. J’y ai participé aux ateliers architecture et mécanique. Cela m’a beaucoup plu et j’ai pu aussi constater que beaucoup de filles s’intéressaient à la technique.
En dernière année du gymnase, un ami m’a parlé de l’Année préparatoire Future Ingénieure, proposée à la heig-vd d’Yverdon pour les filles voulant découvrir les filières techniques. Cette année offrait l'occasion de m’orienter, et je pouvais la faire valoir comme année de stage obligatoire avant l’entrée en HES.
Je suis de nature curieuse et quasiment toutes les branches me plaisaient sauf l’électricité où j’avais un peu de peine. Finalement, j’ai choisi la mécanique, option design, mais après 6 mois d’étude, j’ai réalisé que ce n’était pas le bon choix, j’étais influencée par mon père, polymécanicien.
Lors de l’Année préparatoire, je m’intéressais beaucoup à l’informatique et à la communication. C’est pourquoi je me suis inscrite en ingénierie des médias. »
2.- Que vous a apporté le voyage au Qatar ?
« Quelle chance d’avoir pu participer à un tel voyage ! C’était à la fois technique, culturel et social. Je suis revenue avec une autre vision du Moyen-Orient. Je pensais voir des femmes soumises, mais en fait, elles ont leur propre avis et des fois, elles sont même exigeantes. En revanche, je trouve que le système économique et social manque d’égalité et de globalité, dans le sens où les qataris ont tous les pouvoirs et sont les seuls à bénéficier d’aide de l’état.
Le Qatar attire beaucoup d’ouvriers qui, à mon avis, ne sont pas valorisés, voire exploités.
J’ai découvert un pays en pleine expansion où des maquettes de projets pharaoniques laissent des doutes sur leur réalisation, mais les visites de chantiers prouvent qu’ils verront bien le jour !
Tout au long de ce voyage, j’ai beaucoup apprécié l’échange entre toutes les participantes venant de différentes filières. Je garde de bons contacts et des souvenirs inoubliables! »

Cynthia Lohri, 23 ans, après quelques mois en formation d’ingénierie, va bifurquer en HES social de Givisiez
Cynthia a obtenu un diplôme de commerce au Lycée Jean-Piaget de Neuchâtel, puis commencé des études en ingénierie, filière génie civil. Dès septembre 2013, elle compte poursuivre par une formation d’éducatrice sociale à la HES de Givisiez.
1.- Pourquoi avez-vous choisi ces études ?
« En fait, j’ai commencé des études en génie civil mais j’ai réalisé que cela ne me convenait pas. J’aime travailler dans le domaine social et je me réjouis de commencer mon stage dans un centre de traitement de la dépendance. Je pense qu’il est important de choisir un métier qui nous passionne pour ne pas considérer le travail comme une corvée. »
2.- Que vous a apporté le voyage au Qatar ?
« Mon voyage au Qatar et à Dubaï m'a appris à être prête à tout, surtout à l'imprévu. A laisser de la place aux surprises. Mais j'ai, surtout, retenu que tout est possible si l'on décide de s'en donner les moyens et de mettre beaucoup d’énergie pour l’obtenir. »

Helen Blatter, 23 ans, 3e année ZHAW (HES) Wadenswill
Filière Technologie alimentaire
Après sa scolarité, Helen a choisi de suivre un apprentissage en boulangerie, suivi d’une maturité professionnelle qui lui a permis d’entrer à la HES de Zürich.
1.- Pourquoi avez-vous choisi ces études ?
« Mon apprentissage ainsi que mon intérêt pour la nutrition m’ont conduit à faire ce choix. »
2.- Que vous a apporté le voyage au Qatar ?
« J’ai passé de bons moments et ce malgré que le programme était chargé. J’ai découvert d’immenses chantiers de construction, j’ai visité des entreprises qui développent des technologies pour l’industrie du pétrole et du gaz.»

Patricia Gonzàlez Fernàndez, 31 ans, étudiante 2e année hepia GE
Filière Architecture
Patricia a obtenu un baccalauréat littéraire, avant de suivre des études de technicienne du son.
1.- Pourquoi avez-vous choisi ces études ?
« L’architecture est une discipline dans laquelle on trouve un bon compromis entre technique et art. La précision exigée lors de la création d’une œuvre architecturale n’exclut pas pour autant une recherche continuelle d’émotions de la part des architectes. »
2.- Que vous a apporté le voyage au Qatar ?
« Le vent de l’Orient a apporté un nouveau souffle dans ma pensée occidentale. J’amène dans ma petite valise un éventail de nouveaux regards sur le monde, maintenant lointain, qui m’a entouré pendant ce voyage aux teintes oniriques. »
Amandine Ferrand, 23 ans, étudiante 2e année hepia GE
Filière architecture
Amandine a préparé un baccalauréat scientifique avant de suivre un an de stage dans un bureau d’architectes genevois, obligatoire pour entrer en HES.
1.- Pourquoi avez-vous choisi ces études ?
« Suite à mon échec en médecine, j'ai pris le temps de m'informer avant de choisir un métier. Et j'ai finalement décidé de m’orienter vers l’architecture, qui me semblait un métier dynamique, offrant un apprentissage continu par l’éventail des projets. Dans ce métier, j’apprécie le travail d’équipe, la possibilité de participer à des projets internationaux, qui permet de rencontrer des confrères avec d’autres expériences et des cultures différentes. J’aime aussi la combinaison de la technique et de l’art. »
2.- Que vous a apporté le voyage au Qatar ?
Ce voyage m’a permis de découvrir d’autres techniques architecturales permettant de contourner certaines contraintes, comme la chaleur, que nous n’avons pas en Europe. J’ai pu aussi comparer certaines méthodes présentées avec les nôtres, tout en ayant un regard critique. J'ai réalisé qu’il est important pour moi de recourir à des techniques correspondant à mes valeurs, par exemple, construire d’une manière écologique.

Arbenita Asani, 21 ans, 2e année hepia GE
Filière génie civil
Arbenita a obtenu une maturité technique, qui correspond aujourd'hui à un CFC avec maturité professionnelle, à l’école d’enseignement technique (EET) de Genève
1.- Pourquoi avez-vous choisi ces études ?
« Après ma scolarité obligatoire, je me suis inscrite à l’EET, car mon frère y était et m'en a donné l'envie. C’est ainsi que j'ai décidé de m’orienter vers le domaine technique. Les 2 premières années, les filières architecture et ingénierie étaient ensemble. J'ai étudié surtout l’architecture et découvert le génie civil. Et j'ai réalisé que l’architecture ne me convenait pas, j’étais plutôt intéressée par l’ingénierie. Un choix confirmé en 3e année où le génie civil prend plus d’importance dans l’enseignement. »
2.- Que vous a apporté le voyage au Qatar ?
« Ce voyage m’a permis de faire connaissance avec des filles formidables et avec Jean-Philippe, notre photographe. Ce fut une expérience pleine d’émotions : de la joie à la découverte du pays et de ses projets, de la compassion pour les ouvriers étrangers qui sont loin de leurs familles.
Je ne connaissais pas le Qatar. A l’arrivée j'ai trouvé ce pays peu accueillant, presque froid, et j’avais hâte de partir pour Dubaï. Mais en y séjournant, j'ai trouvé que Doha avait un certain charme et me plaisait beaucoup !
Je pense que la richesse d’un pays est sa culture, dommage que le Qatar soit en train de changer à grande vitesse. La découverte d’une nouvelle culture m’a donné une autre vision, notre modèle n’est pas le seul à être ″fonctionnel″. Le Qatar a su, pour le moment, préserver sa culture dans son développement fulgurant.
Même si je trouve qu’au Qatar l’écologie est loin d’être une priorité et les conditions de travail semblent négligées, j’ai beaucoup apprécié la gentillesse et l’accueil des gens. J’ai vécu une belle et une inoubliable expérience dont je garderai un très bon souvenir. J’espère retourner un jour, pour voir ces immenses projets que j’ai découverts en maquettes et en chantiers ! »

Béatrice Druesne, 24 ans, 3e année hepia GE
Filière Architecture du paysage
Domiciliée en France, Béatrice a obtenu un baccalauréat en Sciences et Techniques de l’agronomie et du vivant, puis suivi les cours pour obtenir un BTS en aménagements paysagers.
1.- Pourquoi avez-vous choisi ces études ?
« Elles m’ont permis de répondre à ma curiosité et à ma passion, tant au niveau des sciences, de la recherche, que sur des points précis comme le paysage et la nature. »
2.- Que vous a apporté le voyage au Qatar ?
« Un autre regard et un apprentissage de ces nouveaux pays, ce qui est toujours enrichissant. Le Qatar est un autre monde, d’une grandeur démesurée, tout se construit très vite avec de grands moyens. Ce beau voyage m’a permis d’avoir une ouverture d’esprit, un enrichissement personnel par rapport à d’autres coutumes. Ce fut également très intéressant d’aborder la question de la condition
des femmes dans ces pays et de casser ainsi certains tabous.
Du point de vue de l'aménagement paysager, beaucoup de contraintes sont à prendre en compte - manque d'eau, chaleur - que nous n’avons pas en Suisse. C’était une chance inattendue, surtout que je suis encore aux études, de découvrir d’autres façons de travailler et d’autres modèles architecturaux. »
Claire De Siebenthal, 23 ans, 2eannée, heig-vd Yverdon-les-Bains
Filière génie électrique, option système énergétique
Au gymnase, Claire a obtenu un diplôme de culture générale avec une orientation artistique. Puis elle a fait une formation professionnelle accélérée d’automaticienne (apprentissage en deux ans).
1.- Pourquoi avez-vous choisi ces études ?
« Mon choix s’est effectué en 2e année du gymnase lorsque j’ai effectué un voyage de 3 semaines au Sénégal, dans un cadre humanitaire. Je suis partie avec ″Nouvelle planète″, une organisation associée au CEAS (Centre écologique d’Albert Schweitzer) et j’ai pu constater les progrès technologiques effectués pour le développement du pays, dans le respect de l’environnement. Cela m’a motivée à choisir un métier pour y contribuer. »
2.- Que vous a apporté le voyage au Qatar ?
« Ce voyage au Qatar m’a apporté une nouvelle vision du développement et m’a fait réfléchir à notre conception du développement: toujours plus beau, plus grand, sentir le besoin de se démarquer vis-à-vis des autres pays développés, etc.
J’ai choisi mes études car je souhaiterais participer d’une manière ou d’une autre au développement des pays du sud, mais tout en respectant l’environnement de l’Homme. Maintenant, je me pose la question: est-ce possible ou est-ce une utopie ?
Certes, l’Occident n’a aucune leçon à donner, mais je reste persuadée qu’un développement est toujours possible dans le respect et avec humanité. »

Sandy Vibert, 26 ans, Bachelor 2012, heig-VD
Filière Télécommunications
Sandy a terminé son parcours scolaire avec une maturité gymnasiale, orientation espagnol et mathématiques appliquées. Après deux années de mathématiques à l'EPFL, elle part améliorer ses langues en Espagne, en Allemagne et en Angleterre. Puis elle suit l'Année préparatoire Future Ingénieure de la heig-VD, afin de découvrir les formations de l'ingénierie et peaufiner son choix.
Pourquoi avez-vous choisi ces études ?
Par un pur hasard, j’avais commencé l’EPFL en maths et j’ai échoué. J’étais partie dans 3 pays en 1 année pour apprendre les langues et pourtant, je n’avais aucune motivation. Je n’ai pas de passion, je pouvais me lancer dans la mécanique comme dans l’art. Mon petit frère, qui faisait un apprentissage d’informaticien, a su trouver les quelques mots qui m’ont décidée à m’orienter dans cette voie sans grande conviction. Heureusement pour moi, j’y ai découvert un monde très intéressant, incluant les personnes qui suivaient cette formation. Au fil des années d’études en HES, j’ai réalisé que je suis passionnée par la technique sous toutes ses formes. Me cantonner à un seul aspect ne me suffit pas. Ma formation m’a permis de toucher à toutes les facettes de l’informatique (logiciels, réseaux, télécom, web, statistiques, sécurité, ..) une diversité qui a répondu à mes attentes et m’a permis de trouver la motivation que je recherchais.
Aujourd’hui, travaillant en tant que collaboratrice scientifique, je suis plus épanouie que jamais et me sens pousser des ailes quand je réalise les perspectives qui s’offrent à moi.
Que vous a apporté le voyage au Qatar ?
« On n’avance pas dans la bonne direction si on oublie de regarder en arrière avant de faire un pas» Proverbe Chinois. Apparemment, les Qataris ne sont pas d’accord avec les chinois. Ils construisent leur pays comme on joue à Sims City : on construit des villes à droite, à gauche, on paie des gens pour travailler en tant qu’esclaves volontaires, tout en restant fermement accroché aux traditions de pêcheurs des îles.
Il n’en reste pas moins qu’apprendre à connaître d’autres cultures, aussi insolites soient-elles, reste une expérience inoubliable et passionnante. Je ne regrette absolument pas la découverte surprenante de ce pays.