Osez un métier qui plaît

 

Ainsi, la dextérité féminine se prêterait mieux au tricot qu’à la mécanique de précision, selon un monsieur, certes un peu âgé, rencontré lors du reportage publié dans ce numéro d’ingenieuse.ch. La phrase choque ? Tant mieux : cela prouve que les stéréotypes les plus éculés font réagir. Pourtant, les idées reçues n’ont pas disparu, loin s’en faut. Sinon, comment expliquer que le domaine Ingénierie et Architecture de la HES-SO n’accueille « que » 17% d’étudiantes en 2011 ? Un chiffre qui est pourtant le fruit d’un gros effort, puisqu’en 2000, elles n’étaient que 8%.

La bonne nouvelle ? Presque 7% des jeunes qui ont entamé des études en Systèmes industriels en 2011 sont des jeunes femmes, elles n’étaient que 2,5% en 2007. Un chiffre qui fait honneur à la politique volontariste mise en place par la HES-SO et donne raison à une initiative comme l’Année préparatoire Future Ingénieure. Une passerelle proposant aux jeunes femmes de découvrir toutes les filières de formation « techniques » offertes à la HES-SO, afin de s’orienter en connaissance de cause. Pour qu’un jour, enfin, on puisse sortir d’un débat stérile sur des compétences qui seraient attachées « naturellement » à l’un ou l’autre sexe. Et permettre un choix de formations hors de toute contrainte de genre. Juste avec l’envie de se lancer et avec la confiance en soi nécessaire pour OSER !  

Florence Hügi

Responsable égalité des chances HES-SO

Nadia Marcon, ingénieure en chimie, dans son laboratoire de la HES-SO Valais à Sierre.