Irrigation

Les associations de paysans

De tous temps, les agriculteurs se sont regroupés en association d’usagers autour du même droit d’eau. Ces groupes subsistent encore aujourd’hui et leurs membres s’organisent pour l’irrigation de leurs parcelles.

Ainsi, ils mettent en commun le quota mensuel d’eau du barrage auquel chacun a droit et n’ont qu’un seul puit. L’eau leur coûte en moyenne 0,25 dirhams le litre. Ces Associations sont les partenaires des collaborateurs de l’OAMVH pour toutes les questions liées à la modernisation de l’irrigation. Les paysans décideront par exemple ensemble de planter du maïs à la place de la traditionnelle luzerne ou de passer du gravitaire au gouttes-à-gouttes.

L’Etat marocain prend en charge 60% des dépenses nécessaires au changement de système, l’Association paie le reste. Problème : les paysans doivent investir 100% de la somme avant de s'en faire rembourser une partie. Une dépense impossible pour la plupart d'entre eux, qui pratiquent une agriculture vivrière permettant de nourrir leur famille mais sans gagner d’argent.

L'irrigation au goutte-à-goutte

Les ingénieurs de l’OAMVH passent beaucoup de temps à expliquer aux Associations de paysans les bénéfices du système en goutte-à-goutte, très économe en eau.
Ce moyen d’irrigation se caractérise par un apport d'eau localisé, fréquent et continu, utilisant des débits réduits sous de faibles pressions. Seule la fraction du sol exploitée par les racines est continuellement humectée. Le réseau d'irrigation est composé d'une station de tête qui comprend les systèmes de filtration et d'injection ainsi que des accessoires destinés à réguler la pression et à protéger le système, et d'un réseau de distribution.

Chaque secteur est contrôlé par une vanne et comprend un réseau de tuyaux en PVC portant des distributeurs. Grâce au goutte à goutte, on économise 50 à 70 % d’eau par rapport au gravitaire. Comparé aux autres systèmes d’irrigation, le goutte à goutte permet une baisse des dépenses en énergie utilisée dans le pompage, une réduction du coût de la main d'œuvre impliquée dans les opérations de l'irrigation et de la fertilisation, et une baisse des quantités d'eau et d'engrais utilisées.

Changement de culture

Les collaborateurs de l’ORMVAH tentent aussi de convaincre les paysans de changer de culture quand la production traditionnelle devient trop difficile à obtenir vu le manque d’eau. Un exemple : préférer le maïs à la luzerne, fourrage traditionnel mais plus exigeant en liquide.

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