Irrigation

L'irrigation

L’irrigation est utilisée depuis l’Antiquité. Mais depuis le début du XXe siècle, face à l’accroissement des besoins alimentaire et grâce au développement de nouvelles techniques, son usage a beaucoup augmenté, ainsi que la superficie des surfaces cultivées. Paradoxalement, les pays qui irriguent le plus ne sont pas ceux au climat aride ou semi-aride.
 Dans ces régions, impossible de cultiver sans irriguer: vu la faiblesse des ressources en eau, les terres cultivées sont donc limitées. À l’inverse, dans les régions aux pluies abondantes, la superficie des cultures peut être très importante, surtout si le relief le permet. Bien que l’irrigation n’y soit pas indispensable, elle est néanmoins utilisée afin de diversifier et d’améliorer les cultures, d’obtenir des récoltes multiples, ou encore d’augmenter les rendements. C’est le cas au Japon, en Chine, en Inde et au Pakistan.
 D'autres facteurs que la situation géographique interviennent également, comme la richesse des pays considérés - l’infrastructure d’irrigation coûte cher - pour expliquer la répartition mondiale de l’irrigation. Ainsi les pays irriguant le plus sont situés dans le sud-ouest asiatique, et certains Etats du pourtour méditerranéen, comme l’Italie ou la Grèce.

Quoi qu’il en soit, l’agriculture est aujourd’hui le secteur d’activité qui consomme le plus d’eau : trois quarts de l’ensemble de l’eau consommée dans le monde sont utilisés pour irriguer. De surcroît, la majeure partie de toute cette eau est perdue par évaporation avant même d’avoir servi.

Deux méthodes traditionnelles

Les seghia

Les seghia sont un réseau ancestral de canaux en terre à ciel ouvert, qui serpentent entre les roches ou au bord des champs, parfois rehaussés par de petits piliers.

L'irrigation gravitaire

Ce système est utilisé sur 80 à 90 % des terres marocaines. Sa caractéristique principale est qu’il fonctionne sans pression. On le pratique par planche, bassin ou raie. La plus utilisée de ces trois techniques est l’irrigation par bassins, car c’est aussi la plus simple. Il suffit de créer des bassins autour des arbres, et de les remplir d’eau. Au Maroc, les bassins sont traditionnellement petits, 40 à 50 m2, n’entourant parfois même qu’un seul arbre.

D’où la création d’une multitude de cloisonnements, qui aboutit à une perte de superficie pour les cultures. Les performances de l’irrigation gravitaire sont faibles à très moyennes, avec des pertes en eau par évaporation de 30 à 40% par parcelle.

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