Barrages
Les barrages

A l’origine de tout le système d’irrigation se trouvent les grands barrages construits dans l’Atlas, comme Moulay Youssef, que nous avons visité. Conçu pour alimenter 30'000 hectares, il retient l’eau nécessaire à irriguer 52'000 hectares. C’est un barrage-poids, dont la construction s’est achevée en 1970. Il permet la retenue de 200 millions de m3 d’eau, dont 50 à 60 millions sont perdus à cause de l’envasement.
Sa réalisation appartient au vaste programme lancé dans les années 60 lorsque le Roi de l’époque avait désigné le développement de l’agriculture comme un domaine prioritaire du Maroc, afin que le pays atteigne l’autosuffisance alimentaire.
Le Maroc n’a pas voulu choisir entre l’irrigation et la production d’électricité et les ouvrages ont été réalisés dans ce double but. Ainsi un barrage compensateur, de Timinoutine, jouxte le premier. Il permet la production de 60 millions de kWh par an. Un dernier petit barrage sert au réchauffement de l'eau, pour éviter un choc hydrique aux cultures, entre la température glaciale de l'eau et la chaleur de la terre.

Le canal de Rocade
Dans les années 60, constatant que les ressources en eau se situaient à l’est et les régions agricoles à l’ouest de la région du Haouz, le Maroc devait trouver une solution de transfert des eaux. L'Etat construisit alors le canal de rocade entre les barrages de l’Atlas et le périmètre à irriguer. Le canal achemine 300 millions de m3 d’eau sur 118 kilomètres, avec un débit de 20 m3/seconde.
Tout comme les barrages, le canal est contrôlé en permanence et le débit d’eau introduit géré par une régulation dynamique, qui tient compte des réserves disponibles et des besoins, également en fonction des prévisions météorologiques.

Canaux d'acheminement
A partir du canal principal, tout un réseau de canaux secondaires et tertiaires permet d'acheminer l'eau jusque dans les champs.
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