Coralie Monney, 22 ans, Bussigny s/Oron (VD)
Après une maturité gymnasiale en biologie/chimie, avec option économie et droit, Coralie commence les Hautes études commerciales (HEC) à Lausanne. « Je voulais comprendre l’économie pour pouvoir jouer un rôle dans ce monde-là, mais cela ne m’a pas plu, je détestais l’ambiance. Il faut dire qu’avec mes cinq petits boulots, je détonnais un peu », souligne la jeune fille de Bussigny s/Oron (VD), toujours poussée par ses parents à se débrouiller, « presque m’assumer moi-même, c’était beaucoup trop… »
Comme son petit ami travaille dans le monde de la construction, elle s’y intéresse beaucoup, surtout au génie civil. Coralie commence donc à chercher un stage dans la branche, mais en surfant sur Internet, elle découvre le programme de l'année préparatoire « Future Ingénieure ». Elle décide de saisir cette chance offerte de découvrir divers métiers de l’ingénierie, et ne garde qu’un petit job de vendeuse. « J’ai aimé la diversité, et constater que j’avais le niveau en maths, physique et chimie, c’est encourageant ! », explique-t-elle.
Longtemps, elle hésite entre ingénieure en génie civil et ingénieure designer. Elle finira par préférer cette deuxième filière avec une dimension artistique « qui permet d’exprimer sa personnalité, ses propres idées, tout en trouvant des solutions aux problèmes posés », explique l’étudiante. Et lorsqu’on lui demande si étudier avec une forte majorité de garçons la dérange, elle balaie cet éventuel bémol : « j’ai un très bon contact avec eux, et surtout j’ai l’habitude de travailler dur pour prouver ce que je vaux car je ne suis pas blanche. Ma mère m’a toujours dit que je devrai travailler plus pour avoir ma place » conclut Coralie.